Société des auteurs de radio, télévision et cinéma

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Bulletins l'Info-SARTEC - Entrevues | Oct. 12, 2014

Spécial télévision : saison 2014-2015

Par Mathieu Plante

Pour la troisième fois en trois ans, voici l'essentiel de mes entrevues avec les auteurs des nouveautés télé de l'automne et de l'hiver 2014-15. 

Le clan, écrit par Joanne Arseneau | diffusion en 2015

Nouvelle adresse, écrit par Richard Blaimert | lundi 21 h, R-C

Au secours de Béatrice, écrit par Francine Tougas | mercredi 20 h, TVA

Complexe G, écrit par Daniel Gagnon | mercredi 21 h, TVA

La théorie du K.O., écrit par Martin Forget | mercredi 21 h 30, R-C

Body Languageécrit par Renée-Claude Riendeau | 7 novembre, 21 h, Canal D

Dans l'ombre des Shafia, écrit par Michelle Allen | 7 décembre, 19 h, Canal D

Les Réal Béland, écrit par Nicolas Houde-Sauvé | 21 décembre, 19 h, Canal D

Opération Police II, écrit par Marc Grégoire | diffusion en 2015

 

 

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  • Joanne Arseneau

     

    JOANNE ARSENEAU

     
    TÉLÉVISION
     
     Le clan (diffusion en 2015)
     La Marraine
     19-2
     Les Rescapés
     Rock et Rolland
     Tag... l'épilogue
     10-07
     La courte échelle
     Zap
     Samedi de rire
     D'amour et d'amitié
     Super sans plomb
     Pop-citrouille
     À plein temps
     Court-circuit
     Le Club des 100 watts
     Pacha et les chats
     Les débrouillards
    et 2 séries en développement à la SRC :
    Vent d'Ouest et Constance
     
    CINÉMA
     
     Les vies parallèles de Benjamin D. (dév.)
     Sans elle
    ► La loi du cochon
    ► Le dernier souffle
    ► Le complexe d'Édith (CM)

    Le clan (Productions Casablanca)

    Joanne Arseneau


    Le Clan, la nouvelle série de Joanne Arseneau, raconte l’histoire d'un ancien criminel qui cherche à survivre en adoptant une nouvelle identité afin de se protéger de trafiquants qu'il a dénoncés dans le passé. La date de diffusion n'est pas encore connue.

    C'est quoi la genèse du projet, comme t'es venue l'idée?

    L'idée de départ de ce projet est celle d'un témoin repenti qui vit clandestinement sous une nouvelle identité.  Elle dormait dans mes tiroirs depuis longtemps. Depuis Sans Elle, en fait, où j'avais flirté avec le sujet. J'avais aussi envie d'une saga familiale entre criminels, de frères en guerre et de mettre en scène un personnage qui vit constamment dans le mensonge. J'aime les histoires de familles fuckées.

    Pourquoi avoir choisi de raconter cette histoire plutôt qu’une autre?

    Ce n'est pas la seule histoire que je raconte en ce moment puisque je développe d'autres projets parallèlement. Mais dans celle-ci, je voulais faire un western moderne et mettre en scène de beaux « bad boys ». J'avais vraiment envie de raconter l'histoire de quelqu'un qui a perdu tous ses repères. Et je suis assez choyée côté distribution.

    Ça été quoi la plus grosse difficulté, ou la plus grosse surprise durant l'écriture?

    La plus grosse difficulté a été la recherche que j'ai dû entreprendre pour écrire cette histoire. Je touchais à des univers que je connaissais peu: le milieu équestre (en plus j'ai peur des chevaux), la politique municipale et l'univers des témoins repentis et leurs agents contrôleurs. J'ai fini par trouver des contacts intéressants dans tous les milieux et sans eux je n'y serais pas parvenue. La plus grosse surprise?  La première a été d'apprendre qu'on pourrait sortir du Québec pour raconter mon histoire qui devait se passer entre deux lieux éloignés. La deuxième a été d'obtenir un «go» en production relativement rapidement. On aime ça quand ça arrive.

    C’est quoi la courbe dramatique du personnage principal, Yannick Moreau?

    Je ne te révèlerai surement pas la courbe dramatique de mon personnage principal, j'espère que tu écouteras l'émission. Mais si je dois absolument révéler quelque chose, je te dirais que la courbe dramatique de Yannick Moreau est celle de quelqu'un qui ne s'est pas pris de la meilleure façon pour échapper à son milieu.

     
  • Richard Blaimert

    Nouvelle adresse (Productions Sphère Média) 

    RICHARD BLAIMERT  
       
    TÉLÉVISION  
       
     Nouvelle adresse  
     Penthouse 5-0  
     Les hauts et les bas de Sophie Paquin  
     Cover Girl  
     Un monde à part  
     Diva  
     Le monde de Charlotte  
     Watatatow  

    Richard Blaimert


    Après Les Hauts et les bas de Sophie Paquin et Penthouse 5-0, Richard Blaimert nous revient avec un projet de série dramatique. Nouvelle adresse occupera cet automne la case horaire du lundi soir 21h à Radio-Canada.

    Richard, est-ce que Nouvelle adresse a été une écriture difficile, voire douloureuse?

    À cause du sujet, c'est sûr que ça m'a forcé à m'impliquer. Je cherchais une profondeur. Qu'on le veuille ou non, c'est une femme qui apprend qu'elle va mourir et c'est certain que ce côté-là vient bousculer des choses personnelles et que c'est dérangeant. Mais pour la série comme telle et le processus créatif, c'est sans doute une des séries qui s'est écrite le plus facilement. Donc facile et difficile à la fois. Avec un sujet comme ça, il faut qu'il y ait de la lumière. Mon but, c'était pas de déprimer tout le Québec. (Rires) C'est sûr qu'il y a des moments tristes, on annonce sa mort, mais ce qui m'intéressait là-dedans, c'est l'espèce de contre coup, comment les gens qui l'aiment vivent ça et vivent leur vie malgré ça. La vie continue tout le temps, les enfants continuent de vivre.

  • Francine Tougas

    Au secours de Béatrice (Attraction Images) 

    FRANCINE TOUGAS  
       
    TÉLÉVISION  
       
     Au secours de Béatrice  
     Fred-dy  
     Moments de vérité  
     Bibi et Zoé  
     Zap II  
     Lubie  
     Bibi et Geneviève  
     À plein temps IV  
     Les enfants mal-aimés  
     Les enfants de la rue  
     L’emprise   
       
    CINÉMA DOCUMENTAIRE  
       
     Survivre  
     L’odyssée baroque : Cirque du soleil   
       
    ROMAN  
       
     Les mardis de Béatrice  

    Aussi, elle est conseillère à la scénarisation sur plusieurs films documentaires.

     

    Francine Tougas

     


    Tirée de son livre Les mardis de Béatrice, la série Au secours de Béatrice de Francine Tougas sera à l'affiche les mercredis à 20 h sur TVA.

    Francine, c'est quoi en gros l'histoire? On suit une urgentologue dans son travail, et sur le sofa d'un thérapeute?

    Dans le livre, c'était juste des rencontres avec la thérapeute, mais dans la série, je lui ai donné une vie autour de ça. Sa vie comme urgentologue, sa vie avec ses proches, sa tante, son père, son ex qui revient dans le portrait comme ami. Les deux univers se nourrissent entre eux. Par exemple, des patients qui se présentent à l'urgence vont réveiller des souvenirs chez elle. Au début de la série, elle est malade, elle a des problèmes de digestion et des crises de panique, elle se rend compte qu'elle n'a aucun problème de santé, mais lorsqu'elle finit par consulter le thérapeute, c'est comme une boîte de pandore qui va s'ouvrir, et elle aime pas ça, elle chiale contre son psy. Mais c'est pas un drame. On l'a conçu comme une comédie dramatique, parce qu'à travers tout ça, elle a beaucoup d'humour.

    Sophie Lorain était avec toi depuis le début du projet?

    Oui, elle faisait la script-édition. Et il y a quelques auteurs qui sont venus me donner un coup de main à plusieurs niveaux, Catherine Léger, Alex Veilleux et Anita Rowan, mais jamais pour écrire des épisodes complets. Par exemple, j'écrivais un synopsis, et ils faisaient le séquencier ou la première version dialoguée. Mais ils n’ont jamais assumé totalement un épisode comme dans une série comme O' par exemple.

    Est-ce que c'est vrai que le projet a été en gestation pendant sept ans?

    Oui. La SRC s'est montrée intéressée, mais voulait attendre que Trauma ne soit plus en ondes. On est donc retourné à TVA et on en a fait un téléroman plus avec une facture de série. On n'a pas le budget d'une série, mais c'est écrit et réalisé comme une série. Chaque épisode est bouclé autour d'un thème. Et on nous a déjà commandé une deuxième saison sans attendre les cotes d'écoute, donc on est très content.

  • Daniel Gagnon

    Complexe G (Productions QuébéComm) 

    DANIEL GAGNON  
       
    TÉLÉVISION  
       
     Complexe G (adaptation)  
     Les Parent VI-VII-VIII  
     Brassard en direct d’aujourd’hui  
     Avenir Lac Mégantic (script-éditeur)  
     Gala des Olivier 2013 (script-éditeur)  
     Gala des Gémeaux   
     LOL III  
     Bye-Bye 2010-2011  
     Caméra Café II à X  
     Vrak la vie II-III (script-éditeur)  
    ► Bob Gratton, ma vie my life I-II-III  
    ► Kif kif I  
    ► 3XRien IV  
    ► Et Dieu créa… Laflaque I-II  
       
    WEB  
       
    ► Les beaux malaises   
       
    SPECTACLE DE SCÈNE  
       
    ► La loi du plus fort de Billy Tellier  
    ► Anthony Kavanagh, Gala Grand Rire de Québec  
    ► Vu d’même de Sylvain Larocque  
    ► Gala Juste pour Rire, animé par Laurent Paquin  
    ► Les Tentations, Gala Grand Rire Bleue de Québec  
       
    Aussi, professeur à l'École nationale de l'humour.  

    Daniel Gagnon

     

     


    Les mercredis soirs à 21h sur TVA, vous pourrez voir Complexe G, une série humoristique écrite par Daniel Gagnon.

    Complexe G, c'est une adaptation de Working girls?

    Tout à fait! Working Girls, c'est une série française qui est elle-même une adaptation d'une série des Pays-Bas, Toren-C. Nous, on s'est inspiré des deux.

    Et c'est une émission à sketchs?

    Tout à fait. Mais quand tu regardes ça, tu te rends compte qu'il y a quand même un début un milieu et une fin. Les sketchs peuvent être vus indépendamment les uns des autres, mais à la fin, y a quand même un sentiment de cohésion dans tout ça.

    Est-ce qu'il y a une évolution dramatique chez les personnages?

    Évolution dramatique, c'est peut être un peu fort, mais y a certainement une évolution des situations. Sous cet aspect-là, ça ressemble plus à une sitcom, mettons. Les personnages changent pas vraiment.

    Et en quoi ta version est différente des autres? Plus québécoise?

    Oui, c'est toujours le but souhaité de regarder l'émission sans sentir les autres cultures. Dans Toren-C, ce sont les deux comédiennes qui ont écrit la série et qui campent tous les rôles. C'est donc un peu un show de performances. Moi, je me suis plutôt inspiré de la formule française, chaque comédienne joue un seul rôle. 

  • Martin Forget

    La théorie du K.O. (Cinémaginaire télévision) 

    MARTIN FORGET  
       
    TÉLÉVISION  
       
     La théorie du K.O.  
     Km/h  
     Si la tendance se maintient  
     Pure laine  

     

     

     

     


    La Théorie du K.O, le nouveau bébé complètement déjanté de Martin Forget, occupera la plage horaire du mercredi soir 21h30 à Radio-Canada.

    Martin, d'où vient cette idée complètement rocambolesque?

    Au départ, c'était pas si fou que ça justement.

    J'ai lu dans une entrevue que l'idée t'est venue durant la crise économique de 2008-2009?

    Oui. Je voyais des gens, surtout aux États-Unis, qui avaient atteint un certain statut social, et tout à coup, le tapis se dérobait sous leurs pieds et ils redescendaient dans l'échelle sociale. Ils perdaient leur maison, leur auto, et c'était la première fois depuis des décennies qu'une chose comme ça arrivait, que des gens chutaient aussi brutalement. Je trouvais ça tragique et j'ai inventé un personnage à qui ça arrivait, autant émotionnellement que financièrement.

    C'est plus tard dans l'écriture qu'est arrivée l'idée de la lutte. Comme une métaphore pour le combat de la vie. Mais quand on rentre dans le monde de la lutte, c'est sûr que ça devient plus flyé. Je me suis inspiré plus de la lutte québécoise, pas de qu'en ont fait les Américains avec la WWF.

    C'est quoi la courbe dramatique du personnage principal, Vengeance Hébert?

    Sa femme est morte un an avant que l'histoire commence. Il se retrouve donc tout seul avec ses deux enfants, avec l'hypothèque et avec un salaire en moins. Et c'est la mère qui avait le tour avec les enfants, surtout avec sa fille de 17 ans, c'est sûr que pour parler de certaines choses, la mère était meilleure.

    C'est un personnage qui souffre beaucoup. Comme dans toute comédie, il y a toujours un fond dramatique.

    Oui en effet. La comédie, c'est juste un moyen de dédramatiser, de se mettre à l'aise avec certaines affaires.

     
  • Renée-Claude Riendeau

    Body language (Productions Lustitia) 

    RENÉE-CLAUDE RIENDEAU  
       
    DOCUMENTAIRE  
       
     Coupable ou malade? (LM - janvier 2015)  
     Body language  
     Art illimité (LM)  
     Vente de Garage  
     L'Art du Nu  
     Offre-moi ton corps (LM)  
     Esquisse du Nouveau Monde  

    Renée-Claude Riendeau


    La série documentaire Body language de Renée-Claude Riendeau, écrite avec la participation de Guylaine Bachand et Catherine Lafrance, sera diffusée sur Canal D le 7 novembre à 21h.

    D'abord bravo Renée-Claude, c'est pas facile de trouver un angle nouveau pour une série documentaire policière. Peux-tu m'expliquer un peu le concept de ta série?

    Oui. J'ai eu la chance de rencontrer un psychologue judiciaire de la SQ qui s'occupe des interrogatoires importants. C'est un spécialiste de l'analyse du comportement. Il était présent quand Luka Rocco Magnotta a été arrêté. Il m'a ensuite mis en contact avec un agent du FBI qui est très en demande aux États-Unis. Moi je me disais qu'on n’avait aucune chance qu'il accepte de nous parler, mais il a été super gentil. Il a dit : «Ouais, ouais, venez-vous-en!» Moi et ma recherchiste on l'a rencontré chez lui et il a été super généreux. C'est à ce moment-là que je me suis dit qu'on avait un sujet.

    Je suis avocate de formation et j'ai toujours trouvé cet aspect-là des entrevues d'enquête super intéressant. Je suis partie d'interrogatoires vidéos, et il a fallu que je convainque Canal D de faire des reconstitutions avec voix. Premièrement, à cause du respect de la vie privée, mais aussi et surtout parce que les enregistrements vidéos étaient pourris. Certains dataient des années 1980. Comme la série est basée sur des gens qui mentent, il faut entendre ce qu'ils disent pour faire contraste avec le non-verbal, le body langage. Sinon, la série fonctionnerait pas. On a donc choisi de faire du mot à mot à partir des enregistrements vidéos et de faire des reconstitutions complètes avec voix.

    Et comment vous vous partagiez le travail?

    C'était la première fois que je travaillais en équipe. J'ai toujours travaillé toute seule. Guylaine Bachand est venue m'aider pour tout le côté dramatique, elle a vraiment le sens du punch. Et Catherine Lafrance a travaillé sur un des épisodes de la série.

    C'est quoi l'épisode qui t'a le plus marqué?

    C'est sûr que c'est l'histoire de Russell William (le militaire tueur en série arrêté en 2010). Ça n’a pas été facile, parce qu'il a fallu adapter le contenu. L'enquêteur anglophone l'appelait Russ, il était très familier avec lui, et ça ne fonctionnait pas vraiment en français. Les psychopathes, c'est souvent de très grands manipulateurs, souvent meilleurs que les enquêteurs. C'est quelque chose le body langage d'un psychopathe. Moi, je regarde plus les gens mâcher de la gomme de la même manière. (Rires).

    Renée-Claude Riendeau est actuellement en train de peaufiner un documentaire unique, Coupable ou malade, qui sera aussi diffusé à Canal D cet hiver.

     
  • Michelle Allen

    Dans l'ombre des Shafia (Productions Pixcom) 

    MICHELLE ALLEN  
       
    TÉLÉVISION  
       
     Dans l'ombre des Shafia (documentaire)  
     Vertige  
     Destinées  
     Le 7e round  
     Au nom de la loi  
     Un tueur si proche (série documentaire)  
     Délirium (conseillère à la scénarisation)  
     L’or  
     Tribu.com  
     Diva  
     Graffiti  
     Lobby  
     L’or et le papier  
    ► Tandem  
    ► D’amour et d’amitié  
       
    CINÉMA  
       
    ► La ligne brisée  
    ► Moïse  

    Michelle Allen

     

     

     


    D'après une idée originale de Michelle Allen, le documentaire unique Dans l'ombre des Shafia sera diffusé le dimanche 7 décembre sur Canal D, et retracera l'incroyable histoire de cette famille accusée de meurtre.

    Michelle, pourquoi avoir choisi les Shafia comme sujet?

    Je suivais ça dans les médias comme tout le monde. En terme dramatique, c'est une histoire vraiment exceptionnelle. Il y a quand même quatre personnes qui sont mortes dans des circonstances hors du commun. Et ça a pris du temps avant qu'on soupçonne le père, le frère et la mère.

    Et tu as travaillé en collaboration avec Dominique Lachance?

    Oui. Et ce sur quoi on a travaillé, moi et Dominique, c'est d'essayer d'élargir cette histoire-là. Évidemment, on parle de ce qui a précédé le drame et comment l'enquête s'est déployée, mais on a aussi interrogé des jeunes d'autres origines pour voir comment eux ils vivaient le fait d'être à cheval entre deux cultures. Entre la culture de leurs parents qui est souvent plus stricte avec des valeurs qui s'expriment autrement et la liberté qu'on connaît ici, avec un rapport au corps, à l'amour et à la sexualité qui a moins de contraintes. On voulait se servir de cette histoire-là pour rayonner sur une réalité qui est beaucoup plus large que juste les Shafia. 

  • Nicolas Houde-Sauvé

    Les Réal Béland (ORBI-XXI Productions) 

    NICOLAS HOUDE-SAUVÉ  
       
    TÉLÉVISION  
       
     Plus grand que nature  
     Les tripeux I-II-III-IV  
     Musicographie (une vingtaine de biographie d’artistes)  
     Génération 70, 80, 90, 2000  
       
    CINÉMA DOCUMENTAIRE  
       
     Les Réal Béland   
     Il était une fois Guy Lafleur   

    Nicolas Houde-Sauvé


    Le documentaire unique Les Réal Béland écrit et réalisé par Nicolas Houde-Sauvé, sera diffusé le 21 décembre Canal D, et présenté en primeur au Festival de films de Rouyn-Noranda, à la fin octobre.

    Nicolas, t'as travaillé plusieurs années avec Réal Béland sur l'émission Les Tripeux. Est-ce que l'idée t'est venue à ce moment-là?

    En fait, y a une grande partie qui vient de Réal lui-même. Il était rendu là dans sa vie, il avait le goût de revisiter ce que son père avait eu comme carrière. Il m'en a parlé et ça me tentait de me lancer dans le projet avec lui. On est parti d'une idée assez simple: quand il était jeune, Réal partait avec son père en tournée et on a voulu refaire la même chose avec ses quatre filles. Les filles n’ont pas eu la chance de connaître leur grand-père parce qu'il est mort quand Réal avait 12 ans.

    Une bonne partie du film se déroule donc dans l'auto, où il apprend à ses filles que son père faisait le même métier que lui. C'était ça notre idée de départ et le reste a coulé de soi. On a inséré là-dedans toute sorte de rencontres, notamment avec Denyse Émond qui partageait la scène avec Ti-Gus. C'est donc une trame assez simple dans laquelle on a intégré plein de petites bulles. Je suis très content du résultat, c'est assez organique. C'est vraiment pas un documentaire d'entrevues, c'est un peu un road movie. 

    Ça s'est donc fait dans le plaisir, y a pas eu de grosses difficultés dans l'écriture ou au tournage?

    Tout à fait. Réal était très coopératif, c'est un gars qui a un très bon sens de la télé. J'avais un peu peur au début parce que ses filles sont un peu gênées, mais finalement elles ont été super bonnes. Elles en apprenaient sur leur grand-père, que c'était quelqu'un d'important. Ça donne vraiment des beaux moments. Un père de famille qui raconte à ses filles l'héritage de son père à lui. On pourrait penser que c'est un documentaire sur du stand-up pis des jokes, mais le véritable héritage que Ti-Gus a laissé à son fils Réal, c'est le sens de la famille. Comme on avait très peu d'archives télé de Ti-Gus et Ti-Mousse, j'ai pris le pari de faire jouer des 33 tours en montrant des photos d'époque.

    Et ça été quoi ta plus belle surprise?

    On a retrouvé des vieux films de familles et je montre Réal en train de les regarder avec sa blonde. C'était vraiment touchant. Y a quelque chose de vraiment intime qui se dégage. Et c'est exactement le genre de documentaire que je voulais faire. Je voulais pas inviter les Jean Lapointe de ce monde pour nous parler de Ti-Gus, je voulais me concentrer sur la famille.

  • Marc Grégoire

    Opération Police (Sovimage) 

    MARC GRÉGOIRE  
       
    TÉLÉVISION  
    (série documentaire)  
       
     Opération Police  
     In memorian  
     Rendez-vous avec la mort  
     Victimes  
     Enquêtes sur les abus du pouvoir  
     Enquêtes sur les libérations conditionnelles  
     Matière à enquête  
     Debout les comiques  
     Enquêtes  
     Missions secrètes  
     Réal-TV (série Jeunesse)  
     Des crimes et des hommes  
     Mourir d'amour (dramatique)  
     Robert et cie (téléroman)  

    Marc Grégoire


    La série policière Opération Police, qui propose un regard de l'intérieur sur le travail des forces de l'ordre, est rediffusée les jeudis à 13 h sur Investigation.

    Marc, Opération Police est sortie en janvier 2014, mais pour bien des gens c'est une nouveauté depuis cet été?

    Effectivement, le premier lancement a été fait sur la chaîne Investigation, et au début, les abonnés de Vidéotron ne pouvaient pas voir la chaîne. C'est seulement depuis cet été que les abonnés de Vidéotron y ont accès. Bell l'avait débrouillé pendant trois mois pour permettre aux gens de se familiariser avec la nouvelle chaîne. Et selon ce que j'ai appris, ça a très bien fonctionné, on frôlait le 1% de part de marché, ce qui est presque l'Eldorado pour un canal spécialisé, c'est à partir de ce moment-là que tu es viable. On m'a même commandé une deuxième saison sans attendre de voir si la première allait fonctionner, alors qu'elle était même pas en onde. Les dirigeants d’Investigation étaient persuadés que c'était exactement ce dont ils avaient besoin pour leur chaîne. L'an deux sera diffusé en 2015, mais on ne connaît pas encore les dates.

    Et le concept, c'est quoi?

    On suit des opérations de police réelles, qui ont été effectuées par des enquêteurs de la Police de Montréal, de la GRC ou de la SQ. On prend le point de vue des policiers, en d'autres mots on veut rentrer dans les entrailles de l'histoire, de connaître de l'intérieur la chasse que font les enquêteurs aux bandits. Comme je dis toujours, ce qui est intéressant dans ces cas-là, c'est pas la grosseur de poisson, c'est l'histoire de pêche. On veut pas savoir s'ils ont saisi 4 kilos ou 400 kilos, on veut savoir comment ils ont fait. J'ai rencontré des enquêteurs, des agents doubles, des agents d'infiltration et je leur ai demandé ce qui s'était passé, de me raconter tout ça à partir du début. Dans tous mes projets documentaires, je n’ai jamais eu accès à autant de matériel. Des notes des services, des photos, des vidéos, des body packs, des anecdotes sur le terrain.

    Et justement, peux-tu nous raconter ce que tu as découvert de plus croustillant?

    L'opération compote. La GRC a mis sur pieds un faux bureau de change dans le centre-ville de Montréal pour coincer des criminels qui blanchissaient de l'argent. Leur taux de change était plus élevé que les autres bureaux de change, pour attirer juste les gros poissons et non monsieur et madame tout le monde, les touristes et tout. Mais de fil en aiguille, cette opération-là a pris tellement d'importance, ça a tellement bien fonctionné, que la GRC a finalement fait 2 millions de profit.

     

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