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Nouvelles des membres - Bulletins l'Info-SARTEC - Entrevues | Oct. 12, 2013

Spécial télévision : saison 2013-2014

Par Mathieu Plante

Trafic de cocaïne, enquêtes policières, histoires de pêche, nouveau journalisme et horribles malaises. Voilà tout ce qui vous attend cet automne et cet hiver. Oui, oui, déjà la rentrée télévisuelle et le retour de notre spécial sur les nouvelles fictions de la saison 2013-2014. 

La vie parfaiteécrit par Isabelle Pelletier et Daniel Thibault

Série noire, écrit par François Létourneau et Jean-François Rivard

Les pêcheurs, écrit par Martin Petit et Dominic Sillon

Les Beaux Malaises, écrit par François Avard et  Martin Matte

Les jeunes loups, écrit par Réjean Tremblay

Mensonges, écrit par Gilles Desjardins

La Marraine, écrit par Mario Bolduc, Danielle Dansereau et Joanne Arseneau

 

 

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  • Isabelle Pelletier et Daniel Thibault

    La vie parfaite (Attractions Médias) 

    DANIEL THIBAULT
     
    TÉLÉVISION
     
     La vie parfaite
     Mirador
     
    CINÉMA 
     
     Idole instantanée
     
    ISABELLE PELLETIER
     
    TÉLÉVISION
     
     La vie parfaite
     Mirador
     

    Isabelle Pelletier et Daniel Thibault


    Deux ans après Mirador, Isabelle Pelletier et Daniel Thibault plongent dans la comédie avec La vie parfaite. Isabelle Pelletier nous explique en quoi consiste cette toute nouvelle création.

    Comment est née l'idée de La vie parfaite?

    Entre deux phases de développement de Mirador, nous avions eu le besoin de nous éclater, de rigoler un bon coup. L'écriture de Mirador a été très rigoureuse, très exigeante. On s'est mis à déconner autour de notre vie, des péripéties du quotidien et l'univers s'est créé très spontanément. Le personnage d'Estelle était alors central. Le nom de travail était «Estelle from Hell» et basé sur la mère alors récemment décédée de Daniel. Travailler la comédie nous permettait de solliciter une autre partie de notre cerveau et de notre créativité. On peut donc dire que La vie parfaite est issue d'un besoin de thérapie...

    Certaines intrigues sont donc basées sur votre propre vie.

    Les intrigues sont démesurées dans La vie parfaite. Tout y est magnifié. Mais, oui, plusieurs péripéties sont basées sur des expériences personnelles. Nous vivons une vie riche en émotions et expériences de toutes sortes...

    C'est quoi l'angle, le concept?  

    La vie parfaite est un mythe. On a voulu montrer l'antichambre du rêve américain. Démontrer par l'absurde que ce qu'on nous vend n'est qu'un leurre et que tenter d'y accéder ne peut que nous mener à l'épuisement.  

    Comment vous vous séparez le travail d'écriture?

    Nous travaillons de façon plutôt fusionnelle, allant même jusqu'à finir l'idée de l'autre! On invente les histoires ensemble, on structure ensemble et, souvent, on a des esquisses de dialogues à l'étape du scène à scène. Daniel, qui est un excellent dialoguiste, fait une première passe de dialogues que je commente, il ajuste en fonction de mes commentaires et de nos observations, et voilà : une V0. 

  • François Létourneau et Jean-François Rivard

    Série noire (Casablanca/Chamelin inc.) 

    FRANÇOIS LÉTOURNEAU

     

    TÉLÉVISION
     
     Série noire
     Les invincibles I-II-III
     
    CINÉMA 
     
     Cheech
     
    Et, il a écrit plusieurs pièces de théâtre,
    dont, Cheech ou les hommes de Chrysler
    sont en ville.
     
     

    François Létourneau

    JEAN-FRANÇOIS RIVARD

     

    TÉLÉVISION
     
     Série noire
     Les invincibles I-II-III
     La chambre no 13
     
    CINÉMA (CM)
     
     Noël Blank
     Nunu
     Soowitch
     Kuproquo
     Le bout du rouleau
     La grande dépense
     Kopps

    Jean-François Rivard


    François Létourneau et Jean-François Rivard, le duo responsable de Les invincibles, nous reviennent le 13 janvier 2014 à 21 h avec Série noire

    C'est quoi cette Série noire?

    François Létourneau :

    Ça raconte l'histoire de deux scénaristes qui ont écrit une série juridico-policière qui s'appelle La Loi de la justice et qui a été un échec critique retentissant. Ils apprennent alors à leur grand désespoir que la série est reconduite, qu'ils doivent écrire une deuxième saison, et ils décident de changer leur méthode d'écriture. Ils vont se lancer dans une espèce de démarche scénaristique qui va les amener à tester leurs idées dans la vraie vie avant de les écrire. Ça va les amener à infiltrer les milieux policiers et criminels, et évidemment, ils vont se mettre les pieds dans les plats. Rapidement, ils vont se retrouver dans une série policière encore plus invraisemblable que celle qu'ils avaient écrite au départ.

    Donc, les auteurs sont dans l'action plutôt qu'assis devant leur ordinateur.

    François Létourneau :

    Oui, c'est ça. Il n'y a aucune scène où on les voit écrire. C'est super dynamique. Ils veulent vivre des choses, provoquer les événements dans l'espoir d'écrire une bonne série. Leur démarche est inspirée par une volonté de vraisemblance, mais au final, ils vont se retrouver à vivre des aventures complètement invraisemblables. C'était ça notre idée de départ: deux auteurs qui vont finalement se retrouver dans la série qu'ils ont écrite. Au départ, nos personnages ont plein de problèmes personnels. Dans leur vie professionnelle, ils ont vécu un échec et se sentent humiliés. Et dans leur vie personnelle, c'est deux gars qui se cherchent beaucoup. Donc, c'est pas juste leur travail qu'on raconte, mais aussi leur volonté de trouver leur place, d'être bien dans leur vie. Dès le premier épisode, les deux sont désespérés et n'ont que leur travail pour essayer de donner un sens à leurs vies. Et dans leur démarche, ils vont découvrir des choses sur eux-mêmes. Mais on raconte pas du tout nos vies à nous. C'est vraiment de la fiction.

    Jean-François Rivard :

    Y'a un côté autoréférentiel, mais c'est pas autobiographique du tout. Pour moi la série parle de jusqu'où on est prêt à aller pour performer dans ce qu'on fait.

    Et comment vous vous séparez le travail? Est-ce que votre méthode a changé depuis Les Invincibles?

    Jean-François Rivard :

    Non pas vraiment. J'appellerais ça un espèce de cadavre exquis structuré. On se fait une base en cinq blocs pour chacun des épisodes et ensuite on se partage les blocs et on repasse sur ce que l'autre a fait. Mais on n'écrit pas à quatre mains, ça nous prend chacun notre petite bulle.

    François Létourneau :

    On fait des brainstorms ensemble pour construire une structure d'épisode assez précise. Après ça, moi je vais écrire le premier bloc et j'envoie ça à Jean-François et il repasse dessus. À la fin, c'est moi qui uniformise les dialogues pour pas qu'on sente les deux mains d'écriture. On écrit à relais. On respecte la structure, mais on essaye toujours de surprendre l'autre. On se dit que si on réussit à surprendre l'autre, le public aussi va peut-être être surpris.

    Parce que dans le fond, vous êtes votre premier public.

    François Létourneau :

    C'est ça. Et l'avantage d'écrire à deux, c'est que ça va plus vite, t'as tout de suite un répondant. Jean-François et moi on se connaît tellement, y'a pas de politesse entre nous. On est très francs l'un envers l'autre, on se dit vraiment ce qu'on pense. C'est important d'avoir l'heure juste de la part de son camarade de travail. Le personnage que je joue, c'est un peu plus moi, et le personnage que joue Vincent-Guillaume Otis, c'est un peu plus Jean-François. On voulait raconter des histoires invraisemblables, mais que ce soit quand même très personnel. 

  • Martin Petit et Dominic Sillon

    Les pêcheurs (Juste Pour Rire TV inc.) 

    MARTIN PETIT

    TÉLÉVISION
     
     Les pêcheurs
     Prière de ne pas apporter de fleurs
     Un gars, une fille
    ► Grand Rire, 2008, 2009
    ► Gala Les Olivier, 2007, 2008
     
    CINÉMA
     
     Starbuck
     
    SPECTACLES D'HUMOUR
     
    Le micro de feu
    ► Humour libre
    ► Grandeur nature
    ► Zone interdite I-II
    ► Sautes d'humour

    Martin Petit

     

    DOMINIC SILLON

    TÉLÉVISION
     
     Les pêcheurs
     Quand les enfants s'en mêlent!
     Gala Artis
     Dominic et Martin, c'est mon show
     
    CINÉMA
     
     Hold-up
     
    SPECTACLES D'HUMOUR
     
    Les inséparables
    ► Martin Petit et le micro de feu
     
    RADIO
    Le retour de Dominic et Martin
    ► Debout les comiques (script-édition)

    Dominic Sillon


    La nouvelle comédie de situation de Martin Petit et Dominic Sillon s'inspire du sketch Les Pêcheurs qui a été présenté dans plusieurs galas Juste pour rire.

    Est-ce que c'est vrai que c'est ta blonde qui a suggéré de faire une série à partir du sketch Les Pêcheurs?

    Oui, c'est ça. Mais évidemment, ça pouvait pas être juste le sketch de scène simplement transposé à la télé. Tranquillement, l'idée d'en faire une comédie dramatique où c'est la situation qui prime s'est imposée, mais ça garde l'esprit du sketch de départ, de la pêche comme endroit de rencontre.

    Est-ce que chaque épisode a un thème?

    Oui, mais sans que ce soit trop souligné. C'est treize épisodes fermés. Des fois, l'épisode s'inspire du thème, et je trouve ensuite des humoristes pour bien exprimer ce thème, mais j'écris toujours sur mesure pour les invités. Le casting se fait donc généralement avant l'écriture. Parce que les humoristes, quand ils jouent leurs propres rôles, ils ont une musique propre à eux. J'écris donc sur mesure pour eux. On n'écrit pas de la même manière pour André Sauvé que pour Jean-Michel Anctil.

    Ou Alex Kovalev.

    Oui. (rires) Ça, j'y allais pas mal à l'aveugle. Fallait vraiment que je le «size». Mais je l'avais quand même déjà rencontré. Pour les autres, c'est plus facile: je connais presque tous les humoristes. Écrire sur mesure pour eux, c'est facile, je connais leurs ressorts comiques, je sais comment ils abordent la comédie et j'essaie de leur écrire les scènes les plus payantes possible. Mais pour Alex Kovalev, il fallait que je le perce un peu, que je saisisse son humour. C'est un joueur de hockey et un Russe en plus, il a une façon très en retenue de vivre les choses.

    Et Dominic Sillon, c'est quelqu'un avec qui tu travailles depuis longtemps?

    Dominic était avec moi sur mon one man show Le Micro de feu. Ça me prend toujours quelqu'un avec qui discuter mes idées, quelqu'un avec qui rebondir. En plus, c'est un chum dans la vie. Pendant qu'on faisait mon show, je développais la série, je faisais des séquenciers, et Dominic m'a aidé à faire les premiers dialogues.

    Et la deuxième saison est déjà en écriture?

    Oui, on a eu un go pour l'écriture, mais il va falloir attendre les cotes d'écoute pour savoir si Radio-Canada veut vraiment aller de l'avant avec une deuxième saison.

    Lisez aussi l'entrevue couillue de Martin Petit avec notre collègue Geneviève Lefebvre!

  • François Avard et Martin Matte

    Les Beaux Malaises (Encore Télévision) 

    MARTIN MATTE

    TÉLÉVISION
     
     Les Beaux Malaises
     Caméra Café
     En audition avec Simon
     Gala Les Olivier 2005, 2006
     
    SPECTACLES D'HUMOUR
     
     Condamné à l'excellence
     Histoires vraies
     

    Martin Matte

     

    FRANÇOIS AVARD

    TÉLÉVISION - AUTEUR
     
     Les Beaux Malaises
     Les enfants de la télé
     Les Bougon, c'est aussi ça la vie
     Ramdam
     Caméra Café
     
    TÉLÉVISION - SCRIPT-ÉDITEUR
     
     Bye Bye 2012-2010, 2008
     Les Robin des pauvesFr 3 (script-doctor)
     Vrak, la vie
     Pendant ce temps devant la télé
    ► Bob Gratton, ma vie my life
     Ici, Louis-José Houde
    ► 3 x rien
    ► Réal-it TV
     
    CONSEILLER À LA SCÉNARISATION
    ► C.A.
     
    Il est également l'auteur de plusieurs romans, dont Pour de vrai.

    François Avard

     

     

     

     

     


    À l'hiver 2014, plusieurs autres fictions envahiront nos petits écrans. Les Beaux malaises, la nouvelle comédie de Martin Matte et François Avard, sera diffusée dès janvier à TVA.

    Le personnage principal de la série s'appelle Martin Matte?

    Martin Matte :

    Oui, mais en même temps, c'est vraiment une fiction. Ça me fait rire quand on me dit: «Ah, tu fais ta propre vie.» La seule affaire, c'est que je m'appelle Martin Matte dans la série et que je suis humoriste. Dans Annie Hall, Woody Allen joue un humoriste qui se rapproche beaucoup de lui dans la vie. Dans mes shows, je fais ça aussi, je parle de ma propre vie. Les Beaux malaises, c'est un peu un prolongement de ce que je fais sur scène. Il y a des choses qui me sont arrivées «As is» dans ma vie, mais il y a aussi pleins de choses totalement fictives. On dirait que c'est ce qui fascine le plus, dans chaque entrevue que je donne tout le monde me demande si c'est vraiment ma vie. Mais tous les artistes s'inspirent de leurs propres vies.

    François Avard :

    On s'inspire de sa vie de famille, de ses amitiés, de sa vie en général. Mais c'est pas Martin Matte l'humoriste comme tel. C'est des épisodes à thèmes sur les malaises de la vie. L'argent, le troisième âge, les conflits de générations, de couples. Toutes les sortes de malaises, quoi!

    Tout ça est générateur d'humour, mais est-ce que c'est un peu dramatique aussi?

    François Avard :

    Il y a de petits moments dramatiques. La série se veut extrêmement réaliste. On est d'avis que ces situations-là sont encore plus efficaces si elles ont l'air vraies.

    Comment vous vous partagez le travail d'écriture?

    François Avard :

    On brainstorme ensemble. Martin écrit la première version. Moi, j'écris la deuxième. Je coupe des scènes, j'ajoute des gags. Ensuite, on se rencontre à nouveau et on regarde où on est rendu, on essaye de trouver des solutions aux problèmes. Ça nous prend généralement quatre versions.

    Martin Matte :

    François raconte n'importe quoi. Tout ça, c'est des menteries. Il fait rien du tout, c'est moi qui fais tout le travail. Parfois, il va m'appeler pour me demander ce que je fais de bon, mais c'est tout.

    Non sans blague, Avard, c'était mon prof à l'École de l'humour en 1994. Ça a cliqué tout de suite, c'était mon prof préféré. Et ça va faire bientôt vingt ans qu'on travaille ensemble. Quand je suis sorti de l'École, je lui ai demandé si je pouvais continuer à lui montrer mes affaires, et il m'a dit oui. Donc, je lui ai montré ce projet télé, pis il m'a encouragé, il m'a dit: «Vas-y, écris!». Comme je manquais de confiance pour écrire de la fiction, j'ai approché d'autres auteurs, Benoit Pelletier et Daniel Gagnon, pour faire des brainstorms. Pour voir si j'avais assez de jus pour écrire dix demi-heures.

    La collaboration d'Avard est tellement précieuse. Des fois, il me dit carrément de laisser tomber une partie de l'histoire pour la mettre dans un autre épisode. Ça fait une heure et demie que je gosse là-dessus, pis lui il trouve la solution en deux secondes. Et il faut pas oublier qu'il écrit lui aussi. Il peut ajouter une scène, couper des répliques, ajouter des gags. Ça devient plus que de la script-édition, c'est vraiment de la collaboration. Tout ça se fait vraiment dans une symbiose hallucinante.

    La série va être diffusée en janvier?

    François Avard :

    Oui, mais on a déjà tourné quatre épisodes qui vont être disponibles pour du prévisionnement cet automne. Je sais pas exactement comment ça marche, mais ça devrait être facile à trouver sur une des plateformes TVA. 

  • Réjean Tremblay

     

    Les jeunes loups (Cirrus Communications) 

     

    TÉLÉVISION
     
     Les jeunes loups
     Casino
     Lance et compte : La Revanche
    ► Lance et compte : La Reconquête
    ► Lance et compte : La Nouvelle génération
     Réseaux I-II
     Paparazzi
     Le Masque
     Innoncence
     Urgence
     Scoop I-IV
     Miséricorde
     Lance et compte I-III
     
    CINÉMA
     
     Lance et compte : le film

    Réjean Tremblay

     


    Près de 20 ans après la dernière saison de Scoop, Réjean Tremblay replonge dans le monde du journalisme.

    Les jeunes loups, c'est une suite de Scoop, mais avec un angle différent?

    À l'origine, ça devait être carrément la suite de Scoop, mais j'ai recommencé de A à Z. Évidemment, le point central, c'est le journalisme, mais j'ai pris un angle très contemporain.

    Dans un entrevue récente, tu parlais du «nouveau journalisme». C'est quoi pour toi le «nouveau journalisme»?

    C'est du journalisme d'urgence. Du journalisme pressé. Le point de départ des Jeunes loups s'est fait dans une «ride» de motos. J'étais avec Raynald Brière, qui est le président de Radio-Nord, et il m'avait dit : «Le nouveau journalisme, ça va être des électrons libres.» On avait jasé de ça toute la soirée. J'avais réalisé que le journalisme tel que je l'ai connu, le journalisme institutionnalisé, où tout le monde était complice, était en train de disparaître. Dans mon temps, la police savait ce que les bandits faisaient, les bandits savaient ce que la police préparait, les journalistes savaient ce que la police et les bandits faisaient. Au-dessus de ça t'as les avocats qui se promènent entre la police et les bandits, et encore au-dessus de ça, t'as les juges qui appliquent les lois faites par des politiciens, et les politiciens marchent «full pin» avec les journalistes. Finalement tout ce beau monde-là est complice.

    Les journalistes de mon âge, ils jouaient les règles de la «game». Mais les nouveaux, les jeunes, ils savent même pas qu'il y a une «game». Avec le nouveau journalisme, il n'y a plus de règles. Surtout sur internet. Mais un jour, ils vont être rattrapés par la réalité. Ça a beau être des jeunes loups, quand les gouvernements et les compagnies coupent la publicité, tu te fais rappeler à l'ordre.

    Et la collaboration avec Roxanne Tremblay, comment ça s'est passé?

    Roxanne, c'est ma fille. Ce qui va être au générique reflète bien le travail qu'elle a fait. Collaboration au scénario. Je voulais avoir une jeune louve pour avoir un vocabulaire contemporain. Les jeunes ont une façon de désigner les choses qui n'est pas toujours la mienne. Elle a beaucoup travaillé, c'est comme si elle s'était tapé deux ou trois ans d'université en l'espace d'un an. Elle a beaucoup appris en participant à toutes les réunions d'écriture et de production. 

  • Gilles Desjardins

    Mensonges (Sovimage) 

    TÉLÉVISION
     
     Mensonges
     Musée Éden
     
    SÉRIE DOCUMENTAIRE
     
     Réseaux clandestins
     Des crimes et des hommes
     Enquêtes
     Missions secrètes
     
    CINÉMA
     
     Mafia inc. (adapt. en développement)
     Bilan (adapt. pièce de Marcel Dubé)
     Madame Brouette
     Les muses orphelines (adapt. pièce de  Michel Marc Bouchard)
     Les pots cassés
    Shabbat Shalom
    Ruse et vengeance (CM)
     
    Il travaille présentement sur un projet d'adaptation iconoclaste des Belles Histoires des Pays d'en-haut.

    Gilles Desjardins

     


    Trois ans après Musée Eden, Gilles Desjardins reste dans milieu criminel avec Mensonges.

    Comment est née l'idée? C'est encore dans la lignée de Musée Eden, des histoires d'enquêtes criminelles?

    En fait, il y a des années, j'ai commencé à m'intéresser aux interrogatoires de police. J'ai fait un peu de recherche là-dessus, j'ai un ami qui m'a donné des enregistrements dans lesquels j'ai trouvé des choses vraiment super impressionnantes. J'ai d'abord voulu faire un documentaire avec tout ça, j'avais approché un producteur et ça a fonctionné. Mais quand j'ai commencé à creuser le sujet, je me suis dit que c'était trop intéressant et que j'étais mieux de faire une série de fiction avec ça.

    Et comment tu décrirais l'angle, le concept? C'est des épisodes bouclés avec une enquête chaque semaine?

    Oui, il y a une enquête différente à chaque épisode. C'est des épisodes fermés, mais il y a quand même une évolution des personnages. Il y a une trame dramatique qui s'échelonne sur toute la série, deux intrigues liées aux personnages principaux.

    Est-ce que ton producteur visait AddikTv dès le départ?

    Non pas du tout, c'est arrivé totalement par accident. C'est les hasards de la production. On a abouti chez Addik, et ils ont tout de suite été séduits par le projet. J'ai été vraiment chanceux dans tout ça. Ça s'est super bien passé.

  • Mario Bolduc, Joanne Arseneau et Danielle Dansereau

    La Marraine (Sovimage) 

    MARIO BOLDUC
     
    TÉLÉVISION
     
     La Marraine
     Chabotte et fille (saison 3)
     Haute surveillance - Un tueur en liberté
     Quai numéro 1 - Pour sauver Pablo
     
    CINÉMA
     
     La maison du pêcheur
     Le dernier tunnel
     À part des autres
     L'oreille d'un sourd
     Repas compris (CM)
     
    LIVRES
     
     Cachemire 
     Tsiganes
    ► La nuit des albinos
    ► Rock'n Romance (Bio Nanette Workman)

    Mario Bolduc

     

    Danielle Dansereau

    DANIELLE DANSEREAU
     
    TÉLÉVISION
     
     La Marraine
     19-2
    Le négociateur
     Tribu.com
     Diva
     Watatatow
     Bibi et Geneviève
     
    CINÉMA
     
     L'affaire Dumont

     

     

     

     

     

     

     

    JOANNE ARSENEAU
     
    TÉLÉVISION
     
     La Marraine
     19-2
     Les Rescapés
     Rock et Rolland
     Tag... l'épilogue
     10-07
     La courte échelle
     Zap
     Samedi de rire
     D'amour et d'amitié
     Super sans plomb
     Pop-citrouille
     À plein temps
     Court-circuit
     Le Club des 100 watts
     Pacha et les chats
     Les débrouillards
    et 3 séries en développement à la SRC :
    Le clan, Vent d'Ouest et Constance
     
    CINÉMA
     
     Les vies parallèles de Benjamin D. (dév.)
     Sans elle
    ► La loi du cochon
    ► Le dernier souffle
    ► Le complexe d'Édith (CM)

    Joanne Arseneau


    La minisérie La Marraine, écrite par Danielle Dansereau, Mario Bolduc et Joanne Arseneau, sera diffusée à Séries+ à l’hiver 2014. Mario Bolduc et Joanne Arseneau ont bien voulu m’expliquer de quoi il en retournait...

    La Marraine, c’est une histoire basée sur un personnage réel ?

    Mario Bolduc : L’intrigue est très librement inspirée du vécu d’Ines Barbosa-Hernandez, une mère de famille dans la quarantaine d’origine colombienne qui a fait du trafic de cocaïne et du blanchiment d'argent au Québec dans les années 1990. Elle était surnommée la « Marraine du cartel de Cali ».

    Joanne Arseneau : …dans notre histoire, elle a été baptisée, Paloma Luisa Marquez Hermosa pour nous permettre une plus grande latitude face à la réalité. 

    MB : ...la minisérie est quand même basée sur des faits qui sont vraiment arrivés à Ines Barbosa-Hernandez et qu’on a intégrés au scénario.

    JA : On a eu la chance d’avoir le journaliste André Cédilot à notre disposition pendant l’écriture des scénarios et ça c’était du bonbon. Il était journaliste d’enquête au moment des événements et son expertise nous a aidé, je crois, à la vraisemblance de l’enquête.

    MB : …des personnages fictifs se sont ajoutés à l’histoire, en particulier Paul Généreux, un policier qui a pour objectif de mettre un terme aux activités de Paloma Hermosa et de la coincer dans ses derniers retranchements.

    Vous avez écrit la série ensemble ou chacun de votre côté ?

    JA : Mario a débuté l’écriture en se basant sur le matériel de Danielle, je suis arrivée à l’épisode 3 écrit par Mario, j’ai écrit le 4 et Mario, le 5. On a brainstormé les séquenciers ensemble et on a dialogué chacun de notre côté. Mais, il a fallu se talonner parce que La Marraine, c’est une histoire à suivre sur cinq heures.

    On s’est bien entendu, même si on n’avait jamais travaillé ensemble. Peut-être que le fait d’avoir tous les deux un penchant « policier » dans nos écritures respectives nous a facilité la tâche.

    Qu’est-ce qui vous a le plus donné de fil à retordre ?

    JA : Les années 90. C’est curieux à dire, mais 1990 c’est une autre époque. On a fait un drame d’époque. Pas de cellulaire, pas d’Internet, pas d’analyse ADN. Une autre époque. Mais le reste c’était de la très belle matière.

    La Marraine, c’est l’histoire d’une mère de famille torturée entre le soucis d’apporter du bien-être à ses proches tout en essayant de tirer profit de ce qui est à sa portée pour se sortir de la pauvreté : la cocaine, drogue dont la consommation explose à l’époque. Réussira-t-elle à épargner ses proches ? On raconte son calvaire.

    MB : On raconte aussi l’histoire de Paul Généreux, un enquêteur aux narcotiques qui a des raisons de lui en vouloir personnellement…

    JA : On s’arrête ici. Vous l’écouterez. Claudia Ferri est hallucinante et Patrice Godin, en policier, vraiment sexy.

    La minisérie est réalisée par Alain DesRochers et produite par Sophie Deschênes de Sovimage.

     

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