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Mot du président
Banff 2005
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par Marc Grégoire
C’est ainsi que nous avons rencontré, Yves Légaré et moi-même, des gens du CRTC, du ministère du Patrimoine, des hauts dirigeants de Radio-Canada, de Téléfilm Canada, du Fonds canadien de la télévision (FCT), de la Writers Guild of Canada (WGC), etc. Nous avons aussi eu l’occasion de discuter avec des producteurs francophones hors Québec, avec l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) et avec l’Union des Artistes. C’est d’ailleurs un des grands avantages de ce festival : tous les décideurs ou presque en matière de télévision s’y retrouvent ! Nous avons donc pu, en trois jours, faire avancer favorablement plusieurs dossiers prioritaires. Par exemple, nous demandions avec insistance qu’il y ait au moins trois créateurs au sein du conseil d’administration du Fonds canadien de télévision. On se retrouvait en effet dans la situation pour le moins absurde où les seuls qui étaient exclus d’office de ce conseil dédié à la télévision étaient ceux qui la créent ! Un peu comme si, au C.A. d’un hôpital, on se retrouvait avec des comptables, des avocats, des fournisseurs d’appareils médicaux, des représentants de compagnies pharmaceutiques, mais... aucun médecin ! Lors de la soirée d’ouverture du festival, Madame Liza Frulla, la ministre du Patrimoine, a annoncé qu’un siège serait désormais réservé aux créateurs canadiens. Cela constitue une bonne nouvelle, mais c’est loin d’être suffisant, pour des raisons qui nous semblent plus qu’évidentes. Nous avons donc fermement insisté pour qu’il y ait au moins deux représentants culturels sur ce conseil, un francophone et un anglophone. Espérons que nous serons entendus, car, selon nous, trouver la perle rare qui maîtrise parfaitement les problématiques tant de la télévision anglophone que francophone relève de l’utopie. Un autre dossier prioritaire pour la SARTEC demeure celui de l’animation et des émissions jeunesse. Nous avons de bonnes nouvelles de ce côté. Madame Cécile Bellemare, directrice de la section jeunesse à Radio-Canada, nous a assurés que Radio-Canada voulait donner le plus de place possible aux auteurs et interprètes francophones d’ici dans sa programmation. Pratiquement, cela veut dire que Radio-Canada pour investir dans les licences d’exploitation de séries d’animation demandera qu’une partie de ces textes soient écrits en français et tout le doublage confié à des membres de l’UDA. De plus, de nombreuses séries jeunesse sont actuellement en développement. C’est une belle victoire tant pour la SARTEC que pour l’UDA, et nous remercions Radio-Canada de sa prise de position. En terminant, c’est vrai que « nos » Rocheuses sont ben belles et que le bœuf de l’Ouest est ben bon, mais, malheureusement, ce festival de télévision, qui se veut international, accorde une place plus que prépondérante à l’anglais, ne laissant au français, pourtant langue officielle au pays, qu’une portion congrue. Un constat qui laisse songeur. Marc Grégoire
photo © Michel Dubreuil |